Pernelle Gaufillet Ventura

L'amaurose des temps qui courent



                                           L'amaurose des temps qui courent ; 7 min 04, octobre 2017

L’amaurose des temps qui courent dessine une réciprocité entre l’oeil et la caméra. Des éléments composites ; manipulations ophtalmologiques, silhouettes humaines et échantillons de paysages se superposent et coïncident. La voix du narrateur fait l’état des choses. La viscosité de l’oeil, les nuages vaporeux, la fluctuation de la mer et la fluidité des lignes dessinent un paysage nébuleux et insaisissable, baignant dans l’humeur morose du narrateur. Il est sujet à une perte de repères. Il n’est plus qu’une voix désincarnée, qui cherche dans ces fragments d’images les signes d’une possible réincarnation.